La pollution de l’air combinée aux conditions météorologiques peut augmenter le risque de crises de migraine. Des scientifiques de l’Université Ben Gourion du Néguev sont arrivés à cette conclusion. Les résultats de l'étude ont été publiés dans la revue "Neurology".
L’étude comprenait des données sur la santé de 7 032 personnes vivant dans le sud d’Israël. Les participants ont été suivis pendant 10 ans en moyenne, comparant les visites aux urgences pour migraines aux niveaux de pollution de l’air et aux conditions météorologiques.
Il a été constaté que le nombre de crises augmentait considérablement les jours de mauvaise qualité de l’air. Par exemple, l’augmentation des concentrations de dioxyde d’azote (NO₂) a augmenté de 41 % la probabilité d’une visite aux urgences pour migraine. Des niveaux élevés d’exposition au soleil et aux UV augmentent également le risque d’environ 23 %.
De plus, une exposition à long terme à la pollution atmosphérique a affecté l’évolution de la maladie. Les personnes constamment exposées à des niveaux élevés de NO₂ avaient un besoin 10 % plus élevé de médicaments contre la migraine. L'exposition aux particules fines (PM2,5) a augmenté ce chiffre de 9 %.
L'étude a également révélé que les conditions météorologiques peuvent exacerber les effets de la pollution. La chaleur et l'air sec augmentent les dommages causés par les gaz d'échappement, tandis que les conditions froides et humides augmentent l'exposition aux particules fines. Selon les auteurs, cela indique un effet possible du changement climatique sur la fréquence des migraines.
Les chercheurs soulignent que l’étude a trouvé une association cohérente mais ne prouve pas de causalité directe. Cependant, les résultats soulignent l’importance de prendre en compte les facteurs environnementaux dans la prévention de la migraine.








