Le montant des dépenses publiques en matière d'éducation nous permet de comprendre quelles priorités tel ou tel pays se fixe. Cependant, comparer uniquement les montants absolus des dépenses budgétaires peut être trompeur.
Les premières places du classement mondial sont occupées par les petits États insulaires. Kiribati consacre 16,4 % de son PIB à l'éducation, Tuvalu – 12,9 %, et les États fédérés de Micronésie – 11,6 %.
Parmi les grands pays, la Namibie, qui consacre 9,1 pour cent de son PIB à l'éducation, et l'Algérie, avec 9,0 pour cent, se démarquent. Cela prouve que le niveau élevé d’investissement dans l’éducation n’est pas seulement caractéristique des pays riches.
Si l'on considère les 40 plus grandes économies du monde, la Suède arrive en première position, avec 7,3 pour cent de son PIB consacré à l'éducation, a rapporté Naked Science. Il est suivi par le Danemark (6,4 pour cent) et la Belgique (6,3 pour cent). La Grande-Bretagne (5,9 %), le Brésil (5,6 %), les États-Unis (5,4 %) et la Corée du Sud (5,4 %) comptent également parmi les économies qui dépensent le plus en éducation.
Le niveau de développement économique n’explique pas à lui seul les différences dans les dépenses d’éducation. Parmi les plus grandes économies du monde, il existe des pays qui dépensent beaucoup d'argent pour l'éducation, ainsi que des États dotés de budgets relativement modestes.
La Suède et le Danemark, par exemple, consacrent plus de 6 pour cent de leur PIB à l’éducation, tandis que Singapour n’y consacre que 2,2 pour cent, l’Irlande 2,9 pour cent et le Japon 3,3 pour cent.
Certains pays en développement investissent une part encore plus importante de leur économie dans l’éducation que de nombreux pays plus riches. Par exemple, le Brésil consacre 5,6 pour cent de son PIB à ces objectifs et l'Afrique du Sud, 6,0 pour cent.








