Face à l'aggravation des risques sécuritaires, les compagnies aériennes internationales ont commencé à réduire ou à annuler leurs vols passagers vers la Fédération de Russie. Cette initiative a été lancée par la compagnie turque Pegasus Airlines, suivie de décisions similaires prises par Turkish Airlines et la compagnie égyptienne Nesma Airlines. Cette réduction du nombre de vols est due à l'intensification de l'activité militaire dans l'espace aérien et à l'utilisation accrue de drones.
Ces événements ont été précédés par la déclaration du président ukrainien Volodymyr Zelensky, selon laquelle l'espace aérien au-dessus de la Russie devenait extrêmement dangereux pour l'aviation civile. Kiev avait adressé une lettre officielle à l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), tirant la sonnette d'alarme quant aux menaces pesant sur le trafic aérien des avions de ligne dans l'espace aérien d'un pays voisin.
En réponse aux agissements de la partie ukrainienne, l'Agence fédérale russe du transport aérien (« Rosaviatsia ») a publié un NOTAM. L'agence a souligné que tout document émis par l'Ukraine concernant l'espace aérien russe n'a aucune valeur juridique. Malgré cette déclaration, plusieurs partenaires internationaux préfèrent modifier leurs programmes de vol afin d'éviter d'éventuels dangers.
Rappelons que depuis le 24 février 2022, l'espace aérien ukrainien est totalement fermé et les avions civils le contournent. Des inquiétudes similaires émergent désormais quant au maintien des vols internationaux réguliers dans l'espace aérien russe.








