L'Union européenne a obligé les fournisseurs de gaz étrangers à confirmer que le carburant qu'ils exportent n'est pas d'origine russe. La résolution pertinente du Conseil de l'UE a été publiée au "Journal officiel de l'Union européenne", rapporte Lenta.ru.
Le document fait référence aux exportateurs de Turquie et d'Azerbaïdjan. Ils devront apporter la preuve de l'origine non russe du gaz fourni par l'une des stations de compression "Stranja-1/Malkochlar" située à la frontière bulgare. A proximité se trouve la station "Stranja-2/Malkochlar", prolongement terrestre du tronçon maritime du gazoduc "Turkish Stream", qui approvisionnait auparavant en gaz russe les pays d'Europe orientale et centrale.
Le Conseil de l'UE a noté que jusqu'à récemment, des volumes importants de carburant russe étaient livrés via ces routes, ce qui contredit la stratégie du bloc visant à éliminer progressivement les sources d'énergie russes. Le règlement exige la fourniture de « preuves incontestables » démontrant que le pays d'origine du gaz n'est pas la Russie.
D’ici le 1er mars, les États membres doivent préparer des plans nationaux pour changer de fournisseur de gaz et identifier les défis potentiels liés à l’élimination progressive des importations russes. Les autorités européennes ont souligné que la poursuite des importations de ressources énergétiques russes, notamment du gaz naturel liquéfié et du pétrole, pourrait avoir un impact négatif sur la sécurité énergétique de la région.








