Des élections présidentielles ont lieu en Colombie, qui définiront efficacement la future voie politique et étrangère du pays, dans un contexte de violence croissante et de relations tendues avec les États-Unis, rapporte BBC News.
Ce vote intervient après des mois de conflits publics entre le président sortant Gustavo Petro et le président américain Donald Trump, notamment sur le trafic de drogue et l'intervention américaine dans la région. Selon les observateurs, les élections se transforment en référendum sur l'héritage politique de Petro et sa stratégie de « paix universelle ». Le candidat du camp de gauche, Ivan Cepeda, soutenu par l'actuel président, est considéré comme le leader de la course. Il prône la poursuite des négociations avec les groupes armés et le règlement pacifique du conflit.
Ses principaux opposants, les candidats de droite Abelardo de la Espriela et Paloma Valencia, prônent une ligne dure en matière de sécurité et promettent de renforcer les mesures militaires contre les bandes criminelles.
De la Espriela propose notamment des mesures de force à grande échelle et la construction de nouvelles prisons, se présentant comme partisan d'un "État dur". Le vote a commencé dans la matinée et se terminera dans la soirée, heure locale. Selon les prévisions, aucun des candidats ne pourra recueillir plus de 50 % des voix, un second tour est donc probable. La campagne se déroule dans un contexte de détérioration de la situation sécuritaire. des attaques de groupes armés, des enlèvements et une augmentation de la violence sont enregistrés dans le pays.
Le Comité international de la Croix-Rouge note que le niveau d'influence du conflit sur la population civile a atteint son maximum au cours de la dernière décennie. Les résultats du vote pourraient déterminer si la Colombie reste sur la voie des négociations avec les groupes armés ou s'oriente vers une politique de puissance plus dure et un rapprochement avec les États-Unis.








